Les murs respirent
et le plafond hésite
Dès que je suis seul
Ils en profitent
Mon univers délire
Mes certitudes se cassent la gueule
D'ailleurs ce n'est pas tout
Les coins s'éloignent
reserrent les perspectives
Les parallèles se rejoignent
Les fenêtres ont un regard fou
impératif, exigeant que je le suive
Une espèce de démon
m'observe, imprécateur
Il se terre dans le seul miroir
que je n'ai pas brisé, de peur
que prenne fin mon monde
Je le sais responsable de cette histoire
C'est à lui que je dois cette acuité
ces formidables pouvoirs de perception
qui me font encore tenir debout
malgré la terrible vitesse de rotation
de la Terre qui ne peut plus s'arrêter
Sans lui je deviendrais fou