F I L O : A C T E S

AUTRES MOTS (P)

Sabbat

le 06/10/2005 à 02h59
(cliquer pour agrandir l'image)

Ante

le 06/10/2005 à 03h02

ANTE


Le passé est mort
avec ses longs cortèges de doutes
ses gloires fugaces, ses guerres et ses folies
ce matin il pleut sur la grand route

La pluie du temps et de l'oubli
tombe sur nos empreintes obsolètes
Il pleut sur les pâtés de sable
Il pleut sur les rameaux de houx
Il pleut sur les paniers de cerises
Il pleut sur les monuments aux macabres bilans

Le vent emporte aussi les mots doux

Les enfants piétinent les champs
de nos souvenirs futiles et de nos joies féroces
Ils écrasent les grains de riz
qui traînent encore sur les parvis
Leurs pas sont plus véloces
que la marche de l'histoire
celles des anciens rites

Ce soir il pleut sur la grand route
il pleut sur le poète errant et sur ses accords
Les regrets le rendent allergique à ses propres larmes
Le passé est mort

Dualité

le 06/10/2005 à 03h20




En ma dualité
Ego versus ego
Deux émisphères d'un même cerveau-totem
L'un aime l'autre
qui le déteste
Subtil amour/haine
dont le juste milieu
s'écartèle au creux de mes coudes
et révèle la féminité
comme un axe

Au creux de ses cuisses
une antre sombre
mène à l'éternité

J'accuse!

le 10/11/2005 à 19h32

J'accuse
Les hommes de plus cultiver
Les façades, les apparences
Les glorioles égocentrées
Et les vaines accoutumances

Que le potager de la paix
Et le jardin des sentiments
La voie qui change l'homme vrai
Enfin en ce qu'il est vraiment

J'accuse
Les hommes d'ériger des murs
Des barbelés et des frontières
Des différences et des blessures
Entre eux-mêmes et leurs propres frères

Pousser à la consommation
Les masses aveugles et avides
Par des dogmes, jougs, illusions,
Propagandes liberticides

J'accuse
Les hommes d'être le cancer
De leur propre mère-Nature
Et d'eux-mêmes jusque dans leur chair
Victimes de leur dictature

D'asservir toutes les facettes
Que la vie a pris sur la Terre
Et bientôt les autres planètes
Puis l'ensemble de l'univers.

Guillotine

le 01/12/2005 à 03h17


GUILLOTINE

En l'aube interminable
son échine transpire,
le soleil se tait, coupable,
les étoiles s'éteignent puis soupirent.

Et toi, une plainte figée à jamais dans ce silence épuisant,
toi, l'horreur d'un petit matin offert à la rosée livide,
et toi enfin, l'acier trempé humiliant
au sourire aigu et avide

contemples impassibles la mort
dans ses pupilles, la raison qui court,
la folie qui bouge encore
l'espoir vain d'un ultime recours

Cette vanité te sied,
elle est même ta vocation, ta loi,
Et ton mortel collier
ne se porte jamais qu'une fois.

Et tout cela te fatigue maintenant,
tes dents claquent, tranche un hurlement hypothétique,
arrachent le lent présent,
rendant à tes sujets leur offrande pathétique.

Restée seule, tu dresses
ta griffe conquérante,
souillée mais vengeresse,
et tu attends, patiente...

©2006 - Bloxode.com est un service gratuit de Lexode.com - Prévenir d'un abus - Conditions d'utilisation