caresse-moi
une dernière fois
comme quand tu m'explorais
en comptant mes éphélides
en me parlant près du feu
dehors les planètes passaient
et les gens et les machines
dans le froid et la frénésie
et le ciel pleurait de ne pas connaître
nos frissons
tes mots n'étaient que vibrations
mais je les comprenais
par tes mains sur ma peau
et je te répondais
conversations tactiles
tendres frissons
autant de poèmes
à quatre mains
aussi fugitifs et révolus
que des bourgeons d'amandier
dans mon interminable automne
puis tu m'enlaçais
et je me délassais
et nous emmêlions nos corps
ivres d'innocence
au nom de ces souvenirs saturniens
caresse-moi
une dernière fois
avant de partir