Une feuille rouge
se pose entre ses seins blancs
La rivière l’emporte
La lune parfaite
dans une flaque d’urine
Personne ne l’admire
Au creux de ses cuisses
une bouche verticale
me parle d’éternité
Des marais putrides
émerge un grand cercle rouge
Les flamants s’envolent
Matin silencieux
sur un toit couvert de neige
le chat noir immobile
L’orage d’automne
se heurte en vain à mon seuil
puis déshabille les aulnes
Nuit d’été paisible
reflet de la voie lactée
sur ta pupille aveugle
Les feuilles jaunissent
L’ombre de la croix raidit
mon cou et mon cul
Les cris des enfants
La mère sert le repas
La patience du chat
Un papillon blanc
se posant sur mes lunettes
me cache la lune
Sur son cou parfait
pétale de rose rouge
ou tache de sang ?
Perles de rosée
sur la toile d’araignée
Premier détour du matin
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