Le grand oiseau de chagrin
déploie ses ailes métalliques
et sème la nuit
la répand
calligraphie
les pleins et les déliés
des espoirs et des dépits
des de profundis subliminaux.
L'âpreté de la rouille
oxyde les desseins brocantés
du grand manipulateur
qui nous remplace peu à peu
par des machines à notre image
La rouille opiniâtre
ronge les angles
comme les chiens
comme le temps
mais que peut-elle
sur les ailes éthérées que nous inventons
afin d'exorciser la nuit mécanique?
Elle n'est rien face à nos talismans incandescents.
Commentaires
Aucun commentaire
Ajouter un commentaire